Valérie DUBAND, Coach, formatrice et consultante, Lyon

Dys et troubles neurovisuels

Troubles neurovisuels et dys

 

 

 

Dans la sphère des “dys”, on entend souvent parler de troubles oculomoteurs/ optomoteurs et neuro-visuels.

Les troubles neurovisuels sont rarement purs. Ils sont généralement associés à un trouble d’apprentissage :

–       Une dyslexie de type dyslexie de surface

–       Une dyspraxie de type dyspraxie visuo-spatiale

–       Un TDA (Trouble déficitaire d’Attention) avec ou sans Hyperactivité

–       Une dysphasie dans le cadre de troubles associés

 

Mais qu’est-ce réellement qu’un trouble neurovisuel ?

Qu’est-ce qu’un mouvement oculaire ?

Qu’est-ce que l’exploration visuelle ?

En quoi ces troubles sont-ils si gênants ?

Quelles sont leurs conséquences en termes d’apprentissage : en lecture, en copie…

Peut-on y remédier et comment ?

Quelles aides ont besoin les personnes touchées par ce trouble ?

 

Qu’est-ce qu’un trouble neurovisuel ?

 

Parlons de la vision :

La vision est le fait d’avoir une perception visuelle.

Pour avoir une bonne perception visuelle,

–       il faut que l’acuité visuelle soit efficiente. C’est ce que l’on dit couramment en parlant de « bonne vue ». C’est l’ophtalmologue qui vérifie la qualité de l’acuité visuelle.

–       Il faut aussi que nos yeux aient appris à se poser au bon endroit au bon moment. Nos yeux font donc des gestes, ces gestes nous permettent de faire des mouvements oculaires corrects. C’est l’orthoptiste qui vérifie la qualité des mouvements oculaires.

 

Qu’est-ce qu’un mouvement oculaire ?

 

Nos yeux font différents gestes pour que nous puissions voir ce que l’on nous demande de voir, ce que nous désirons voir, de manière globale ou de manière détaillée. Ils font différents mouvements.

Nous avons deux yeux : chaque œil voit une image. Quand nous regardons nous ne voyons qu’une seule image. Notre cerveau va fusionner ses deux images pour n’en former qu’une seule : nous avons alors une image nette et en relief.

Les deux yeux doivent donc regarder la même image autrement dit dans la même direction. Si ce n’est pas le cas, on voit double.

La fusion des deux images reçus par le cerveau se réalise quelque soit la distance, quelque soit la direction, quelque soit notre position (stable ou en mouvement).

 

Quand nos deux yeux ne regardent pas tous les deux ensemble, on louche. Un œil regarde dans une direction et l’autre dans une autre : c’est le strabisme.

 

Nos yeux font donc des mouvements, on peut dire aussi qu’ils font des gestes.

Si l’acuité visuelle est importante, la réalisation de gestes habiles et fluides est tout aussi importante :

 

  Les saccades :

Une saccade oculaire est un mouvement rapide, bref des yeux. Ce sont comme des « bonds ». La saccade oculaire est réalisée pour passer d’une position à une autre position, sur un « terrain » stable. Ces mouvements sont très rapides (jusqu’à 800°/s) et durent très peu de temps (de 50 ms à 150 ms). On dit que c’est le mouvement le plus rapide qu’un être humain peut réaliser. Elle peut être réalisée volontairement à n’importe quel moment et en direction de n’importe quelle cible. Les saccades sont plus précises lorsqu’elles sont importantes : plus le « bond » est petit, plus il est difficile d’être précis. Comme les petites saccades sont peu précises, elles sont souvent suivies d’autres saccades ou d’un léger glissement pour corriger la position du regard

Les saccades oculaires sont importantes pour l’exploration spatiale car elles permettent les explorations visuelles.

 

–  La poursuite oculaire :

La poursuite oculaire nous permet de suivre un objet qui se déplace dans notre champ visuel. C’est un mouvement lent, fluide, continu et régulier. Comme le mouvement est lent, la qualité de l’image est conservée et nous pouvons toujours avoir des informations visuelles concernant l’objet que nos yeux poursuivent.

 

  La fixation :

Ce n’est pas à proprement parler un mouvement puisqu’il s’agit de l’activité des yeux lorsque justement ils ne bougent pas. La fixation sert à bloquer et fixer ce que nous regardons. Néanmoins pendant une fixation, nos yeux continuent de bouger quand même. Certains pensent même que la fixation est l’action la plus mobile de l’œil. Les yeux continuent donc de bouger même lorsque nous fixons en réalisant différents mouvements :

 

Rappel : Qu’est-ce qu’un champ visuel ?

Lorsque nous fixons droit devant nous, nous avons voyons quand même ce qui se passe sur les cotés. Le champ visuel est donc la zone globale de ce que nous voyons lorsque nous regardons droit devant nous.

 

  • La dérive : dite encore « drift » (que veut dire dérive en anglais). C’est un mouvement progressif et involontaire sur le champ visuel.
  • Le trémor dit encore nystagmus : c’est un tremblement réflexe donc involontaire de l’œil. Il permet un micro-déplacement. Il est autonome pour chaque œil contrairement à la saccade pour laquelle les deux yeux sont coordonnés. Il est très difficile à observer car c’est en fait un mouvement involontaire et constant des yeux.
  • Les micro-saccades : ce sont des saccades involontaires que l’on appelle secousse pour les différencier des saccades oculaires (qui sont des saccades d’exploration). Elles permettent un déplacement involontaire réflexe entre deux fixations. Elles se produisent environ 1 fois par seconde. Elles permettent de déplacer l’image tout en la conservant.

 

Qu’est-ce que l’exploration visuelle ?

 

Pour observer quelque chose avec mes yeux, mon regard doit se poser à des endroits précis en respectant un certain ordre. Mes yeux vont donc faire des mouvements oculaires : ils vont passer d’un point de fixation à un autre point, pour passer d’un point à un autre, ils vont réaliser des saccades. L’exploration visuelle est donc une suite de saccades oculaires et de fixation. Pour analyser un élément visuel, nous réalisons une saccade puis une fixation.

Le regard se déplace sur les endroits les plus importants, portant le plus d’information. Plus il y a d’informations, plus la fixation va être longue, notre regard va donc s’arrêter plus longtemps à cet endroit. Plus la cible observée va être complexe, plus la stratégie d’exploration va être importante. De plus, cette observation est influencée par un but : je n’aurais pas la même stratégie si je dois retenir décrire un personnage, une activité, un contexte, …

L’exploration visuelle est donc primordiale pour rechercher et capturer un élément d’une scène visuelle.

 

En quoi ces troubles sont-ils si gênants ?

 

Pour la lecture :

Pour lire, il y a plusieurs éléments essentiels dont :

–       La discrimination phonétique qui permettra de faire une conversion graphème-phonème autrement dit d’associer un son à un ou plusieurs lettres : acquérir une conscience phonémique (pour plus d’informations, lire ici)

–       La discrimination visuelle qui permettra la reconnaissance des lettres et des suites de lettres qui correspondent au code phonémique. Cette discrimination permettra l’identification de la combinatoire des lettres et notamment l’ordre des lettres. Effectivement, on ne lit pas la même chose quand il est écrit an ou na, la prononciation change. Dans cette discrimination visuelle intervient aussi dans le fait de lire de gauche à droite, autrement dit dans la prise en compte de l’ordre temporel et faire preuve d’attention spatiale.

–       L’attention sélective : elle est importante au niveau auditif pour prêter une attention focalisée sur les différents sons et au niveau visuel pour prêter une attention focalisée sur les lettres et leur combinaison.

 

Rappel  sur l’attention sélective :

L’attention sélective permet de se focaliser sur un seul point. Elle implique d’ignorer les autres éléments présents et de mettre de coté les informations non pertinentes. Nous avons deux types d’attention sélective :

  • Une attention sélective auditive : c’est celle qui nous fait suivre, participer et écouter une conversation dans un restaurant dans lequel il y a du monde, c’est celle qui fait que l’enfant va écouter son professeur dans une classe alors que les élèves derrière lui bavardent, ….
  • Une attention sélective visuelle : c’est celle qui nous permet de faire le choix d’une scène visuelle autrement dit celle qui permet de regarder une personne au sein d’un groupe sans tenir compte des autres personnes autour, celle qui permet à l’enfant de se focaliser sur son enseignant lorsqu’il est en classe en éliminant les autres éléments visuels qui pourraient le distraire (camarade qui bouge par exemple)….

Généralement, on dit que c’est celle qui nous permet de mettre de coté pour mieux cibler.

 

 

Pour lire le mot écureuil, il faut, outre la connaissance du code phonémique, que nous analysions le mot : de gauche à droite.

 

é        cu       reuil

 

Admettons que mes saccades oculaires soit efficientes, il n’en reste pas moins que la dernière syllabe comporte 5 lettres différentes qu’il me faudrait discriminer rapidement. Il faudrait donc qu’en une saccade oculaire et une fixation, j’ai réussi à analyser la combinaison des 4 lettres qui composent le son “euil”.

Il faut donc que ma fixation oculaire puisse être suffisamment « large » pour contenir 5 lettres. En gros, il faut qu’en en « un coup d’œil » très rapide, nous soyons capables de voir ses 4 lettres dans l’ordre pour identifier le graphème “euil” (et donc prononcer le son qui convient).

Cela est dépendant de la capacité de mon empan visuel.

 

Rappel : empan visuel

L’empan visuel est le nombre de lettres que je suis capable de voir en une fixation  oculaire. En début de Ce1, il est en moyenne de 3 lettres, puis il va progresser pour à l’âge adulte être d’environ une dizaine de lettres.

 

 

…”nous n’identifions vraiment que de dix à douze lettres par saccades. […] Il est certes possible de s’entraîner à optimiser nos saccades oculaires,  la plupart des bons lecteurs qui lisent aux alentours de 400 à 500 mots par minute, sont proches de l’optimalité.”

Stanislas Dehaenne (Les neurones de la lecture / p 40 et 42)

 

Donc en situation de lecture, voici ce que nos yeux doivent faire :

 

Nous posons notre regard sur le début de la phrase. Pour le début du paragraphe dans le cadre d’un texte,nous le posons en haut, à gauche, sur la première ligne.

 

Nos yeux réalisent une saccade oculaire de 2 lettres puis fixent (pour le lecteur débutant). Si je suis un lecteur adulte (expérimenté), en une saccade oculaire puis une fixation, je « lis » au moins 6 lettres donc directement « un petit ». C’est ce qui donne souvent l’impression d’une lecture globale. Or, la lecture globale n’existe pas. Cette impression est donnée par le fait que mon regard saccade correctement et que je suis capable d’avoir un empan visuel efficient.

 

… “cela ne fait aujourd’hui plus de doute : le contour global des mots ne joue pratiquement aucun rôle dans la lecture. La reconnaissance visuelle des mots ne repose pas sur une appréhension globale de son contour, mais sur sa décomposition en éléments simples, les lettres et les graphèmes.” S. Dehaenne (Les neurones de la lecture – p 297)

 

 

Pour lire la suite, nos yeux doivent s’orienter vers la droite, sans le sens de la lecture. Puis ils doivent réaliser une nouvelle saccade pour pouvoir fixer le « pe » de petit.

Nous devons également prendre en compte l’aspect spatial de la lettre « p » ».

p ce n’est pas q ou bien b ou d. La barre formant le p a un certain emplacement. Il faut donc que nous discriminons finement cette lettre pour l’identifier correctement.

Si nous ne discriminons pas correctement visuellement les lettres, nous n’associons pas le bon son et cela n’a rien à voir avec un problème phonologique.

 

Exemple de confusions visuelles :

 

 

Autrement dit, outre la discrimination phonétique, lorsque nous lisons l’une des tâches les plus importantes passe par des mouvements oculaires efficients. Ce sont aussi ces mouvements oculaires qui nous permettront de discriminer visuellement le bon son.

Pour lire, nos yeux doivent être capables de réaliser des saccades, des fixations et des poursuites oculaires.

Sans cette habilité, la lecture est forcément extrêmement couteuse et demande beaucoup d’attention. Quand le texte est long, l’enfant pourra faire attention au tout début. Discriminer chaque lettre, les mettre dans l’ordre, lui demande beaucoup d’attention. Une fatigue cognitive s’installe et il commence à faire des erreurs. De plus, si ses saccades et ses fixations oculaires ne sont pas efficientes, il va sauter des mots, des morceaux de mots, sauter des lignes. Il va donc commencer à perdre le sens du texte et sa compréhension en sera altérée. Les ressources attentionnelles s’amenuisent, et plus elles s’amenuisent plus il est difficile pour l’enfant de procéder à une discrimination visuelle fiable.

 

Pour la copie,

 

Pour copier, l’enfant doit prendre des indices visuels sur un support (tableau, livre, document…). Autrement dit comme pour la lecture, ses yeux doivent faire des saccades, des fixations et des poursuites oculaires.

Comme nous l’avons vu précédemment pour la lecture, pour copier, il faut en premier lieu poser son regard sur le début de la phrase. Pour le début du paragraphe dans le cadre d’un texte, nous le posons en haut, à gauche, sur la première ligne.

 

 

Nos yeux réalisent une saccade oculaire de 2 lettres puis fixent. Si je suis un lecteur adulte, en une saccade oculaire puis une fixation, je « vois/lis » au moins 6 lettres donc directement « un petit ». Nous pouvons donc copier les indices visuels que nous avons pris. La mémoire de travail joue également un rôle important dans cette tâche. En effet, il va falloir que nous gardions en mémoire notre indice visuel pour pouvoir le recopier avec justesse.

 

Rappel : la mémoire de travail

La mémoire de travail (ou à court terme) est une mémoire primaire. Elle est un système dont la capacité est limitée. Cette capacité permet de maintenir en stock des informations de manière temporaire. Elle permet de disposer d’un espace de travail mental, un peu comme un cahier de brouillon. C’est une mémoire active.

NB : la mémoire de travail joue également un rôle important chez le lecteur débutant. Pour lire, au début de l’apprentissage, le mot canapé, je dois lire en premier « ca » puis « na » puis « pé» et me souvenir que j’ai lu « ca » et « na » lorsque j’arrive à « pé » pour dire enfin le mot en entier canapé.

 

 

Pour le calcul,

Lorsque l’on pose une opération, l’alignement des chiffres, la pose des retenues… sont des indices visuels. Nos yeux là également réalisent des saccades, des fixations et des poursuites.

 

 

Dans d’autres domaines,

 

De manière générale, l’oculomotricité et la neuro-vision ont un impact cognitif dans plusieurs domaines. Ils peuvent induire :

–       des problèmes de concentration

–       une lenteur dans la réalisation de certaines tâches (lecture, copie par exemple)

–       une mauvaise organisation dans la stratégie du regard

–       des erreurs visuo-attentionnelles…

 

 

Peut-on y remédier et comment ?

 

La prise en charge est réalisée par un orthoptiste. Les orthoptistes formés à la neurovision sont souvent également formés en basse vision.

L’orthophoniste pourra intervenir également pour aider l’enfant à identifier visuellement le code phonémique.

Le bilan orthoptique et neuro-visuel portera entre autres : un repérage et exploration et attention visuelle (barrage, retour à al ligne, repérage…) , coordination œil main, motricité conjuguée qualité des saccades et de la poursuite…), la stratégie visuelle, les capacités d’attention visuelle, la fenêtre attentionnelle visuelle…

 

Aides :

 

Après la théorie, voyons ensemble quelles sont les aides possibles.

N’oublions pas que la première des choses à faire est de réaliser un bilan auprès d’un orthoptiste.

 

Dans un second temps, il faudra peut être entretenir ces mouvements oculaires. Nos yeux ont aussi des muscles, comme chaque muscle il convient de les entrainer. Sans entrainement, ils perdent de leur efficacité.

  • Le jeu du lynx (jeu de société) 
  • Jeu des différences : les 7 différences à retrouver. L’enfant doit comparer deux images et doit trouver ce qui distingue l’une de l’autre.
  • Jeu de l’intrus : jeu dans lequel l’enfant va trouver un élément qui n’a pas sa place parmi les autres.
  • Grille de mots mêlés (comme par exemple ici)
  • Jeu des semblables : lequel est « pareil » que ?
  • Livres : Où est Charlie ? La famille Oukilé. Ce sont des livres dans lesquels l’enfant doit retrouver un ou plusieurs personnages sur un fond confus.
  • Jeu des figures géométriques : jeu des triangles ou des rectangles L’enfant doit trouver le nombre de triangles (ou de rectangles) dans une figure.

Exemple de jeu du triangle. L'enfant doit répondre à la question : combien comptes-tu de triangles dans cette figure ?

 

 

Exemple de jeu du rectangle

 

  • Jeu avec lampe de poche : Jeu dans lequel l’enfant doit retrouver un objet caché dans une pièce définie dont la lumière a été éteinte avec l’aide d’une lampe de poche (Certains enfants appellent ce jeu « jouer aux experts » en référence à la série télévisée).
  • Exercices de discrimination de lettres, de mots puis de phrases.

 

Exemple de discrimination visuelle. Ici, il s'agit de reconnaître la combinaison de lettres "on"

 

  • Pour les plus grands : une fois la rééducation orthoptique terminée, donner des lectures avec du vocabulaire moins connu : journal, journal économique, scientifique… afin d’entrainer l’œil à saccader et fixer correctement et permettre d’augmenter l’empan visuel.

 

 

Aide au niveau scolaire : (liste non exhaustive)

–       Diminuer la situation de copie voire l’éviter. Tant que l’enfant ne prendra pas les bonnes informations visuelles, il risque d’enregistrer des mots « faux ». Il est plus difficile de désapprendre un mot faux que d’apprendre directement un mot juste.

–       Pour la lecture accepter de mettre un cache faisant office de guide lecture. On peut aussi accepter que l’enfant s’aide de son doigt.

–       Diminuer la quantité de lecture. Grossir les caractères afin qu’il soit plus facilement identifiable sans exagérer afin de préserver l’empan visuel (police 12/14)

–       Utiliser des codes couleurs (au début des lignes : terre, ciel, herbe voir ici).

–       Afin que la lecture reste un plaisir, pensez à utiliser aussi des livres audio (voir ici)

 

Conclusion :

 

Les troubles neurovisuels ou plus simplement oculomoteurs sont souvent négligés. Leurs impacts sur la plan cognitif sont importants et ont des répercussions dans de nombreux domaines : lecture, écriture, copie… et également sur le plan attentionnel en rendant les tâches coûteuses (lenteur, difficulté attentionnelle… liés à une surcharge cognitive).

 

Vous pouvez compléter la lecture de cette page par “La lecture, un problème de stratégie du regard” que vous trouverez ici.

 

 

 

43 Commentaires

No Pings Yet

  1. 3 juillet 2012    

    Bonjour,

    Merci pour cet article très explicatif. Je reconnais les problèmes de mon fils de 7 ans qui est suivi par une orthoptiste pour un problème de nystagmus et qui vient de vivre une année de cp très éprouvante, mais jamais on ne m’avait évoqué l’enventualité d’un dys.
    Je vais en parler avec son orthoptiste à sa prochaine séance.

    Merci,
    Christelle

  2. zaza zaza
    2 octobre 2012    

    Bonjour,

    et si l’orthoptiste n’a rien trouvé, qui peut on aller voir ??

    • Dysmoi Dysmoi
      5 octobre 2012    

      Il faut aller voir au niveau de la neurovision. Un simple bilan orthoptique mesure les dérivations oculaires et les forces musculaires.
      Voir ici pour comprendre la différence : http://www.troubleneurovisuel.com/pages/explications-des-epreuves-et-des-tests.html

    • grinou grinou
      4 décembre 2012    

      Bonjour,
      Je voudrais juste te faire partager mon experience.Il existe plusieurs sortes d’orthoptistes.Tous les orthoptistes ne sont pas des neuroorthoptistes.Il faut vraiment qu’il travaille la neurovision et c’est une spécialité.Le travail de la motricite oculaire ne suffit pas.Il existe que très peu de neuroorthoptistes.Dans ma ville il n’en existe que deux du coup la liste d’attente est longue.Si je peux te renseigner n’hesite pas.

      • Dysmoi Dysmoi
        4 décembre 2012    

        Bonjour Grinou,

        Effectivement, les orthoptistes spécialisées en neurovision sont rares. Les yeux ne sont pas les seuls organes de la vision, le cerveau est également important puisqu’il traite les informations visuelles. La neurovision s’adresse aux personnes ayant un trouble visuel d’origine cérébral. Les conséquences ne sont pas que visuelles mais également en termes d’attention, de mémorisation par exemple.

  3. vacca livia vacca livia
    21 novembre 2012    

    bonjour,

    comme d’habitude voilà un article très bien écrit…
    débitant dans ma carrière de graphothérapeute tous ces documents sont très précieux…merci encore

    • Dysmoi Dysmoi
      4 décembre 2012    

      Bonjour Vicca Livia,
      Merci.
      Surtout qu’il y a un lien entre neurovision et écriture, notamment au niveau de la copie.

  4. 25 mars 2013    

    […] Dys et troubles neurovisuels – il faut que l’acuité visuelle soit efficiente. C’est ce que l’on dit couramment en parlant de « bonne vue ». C’est l’ <b>ophtalmologue </b> qui vérifie la qualité de l’acuité visuelle. […]

  5. 14 avril 2013    

    […] Dysmoi […]

  6. 22 avril 2013    

    […] Dysmoi […]

  7. 18 juin 2013    

    bonsoir je souhaiterais savoir ci un problème de strabisme pourrais avoir des conséquence pour la lecture, car ma fille de 11 ans est dys et me dit quelle vois double quelques fois … cela pourrais aussi être congénitale… merci

    • Dysmoi Dysmoi
      20 juin 2013    

      Bonjour,

      Un strabisme entraîne une perte de la vision binoculaire ou tout au moins l’affecte. Les yeux fatiguent et la mise au point n’est pas correcte. Le fait de voir “double” relève plus d’une diplopie : les deux images formées par chaque œil sont « distinctes », autrement dit elles ne sont pas traitées simultanément pour n’en former qu’une seule. Les enfants ont alors tendance à se cacher un œil pour n’avoir qu’une seule image.
      Il convient de consulter rapidement pour en connaitre la cause.
      Donc oui, il peut y avoir des conséquences sur la lecture.

  8. YAHI YAHI
    28 octobre 2013    

    1-Quelle est la différence entre la dyspraxie Visio-constructive et la dyspraxie Visio-spatiale.dans la gestion de son cahier il ya des progrès énorme.
    le mettre dis quand il est concentré arrive mieux que les autres , pour quoi cette concentration n’ est pas stable, est ce que quand elle dur longtemps se dégrade car il commence à se fatiguer?

    2- Mon fils a des capacités orale et une bonne mémoire , avec cette dyspraxie qu’elle est le métier qui peut faire? est ce que il peu être dans une classe normale car il n’a pas envie d’être dans une classe adapté comme la SEGPA?.surtout qui s’ensore très bien il trouve des solutions originales dans ses repoenses se qui ne suporte pas c’est la fatigue qui l’empêche à travailler des fois le bruit en classe surtout la fin de matiné et l’ après-midi
    MERCI

    • Dysmoi Dysmoi
      6 novembre 2013    

      Bonjour Yahi,

      Je vais tenter de répondre à votre première question concernant la concentration de votre enfant. Si votre fils a une dyspraxie, l’absence d’automatisation implique des efforts attentionnels constants. Nous ne pouvons pas fournir ces efforts tout au long d’une journée et elle se dégrade au cours de la journée, notamment en fin de matinée et en fin de journée. Tout au long de cette journée, votre fils va se retrouver en “double tâche”, il doit écouter et écrire par exemple. Cette double tâche est coûteuse au niveau attentionnel également, très coûteuse. Votre fils se retrouve donc en situation de handicap au niveau scolaire.
      Il est alors nécessaire voire impératif de mettre en place des compensations. Ces compensations, dans le cadre scolaire, sont les aménagements. Ils peuvent revêtir plusieurs formes cumulables : pédagogiques et matériels. Rappelons qu’un enfant dyspraxique est toujours dysgraphique et que cette dysgraphie doit être compensée pour qu’il puisse exprimer son potentiel (photocopies, écriture réduite à quelques mots, passage à l’ordinateur…). Chez les dyspraxiques, le geste d’écriture n’étant pas automatisé, il est donc extrêmement coûteux. Autrement dit, cela influence la qualité de son attention.
      Ce sont les aménagements qui permettent de compenser les situations de handicap et donc de suivre une scolarité normale. Il conviendrait surement de mettre en place un PPS (je vous laisse le soin de prendre connaissance de cette page : http://www.dysmoi.fr/troubles-dapprentissage/generalites/mdph-pps-pai-prre-avs-erh-les-dispositifs/) et de vérifier par l’intermédiaire d’un bilan attentionnel la qualité de son attention.

      Bonne et belle journée ensoleillée.

      Valérie DUBAND.

  9. chambon chambon
    13 décembre 2013    

    bonjour je suis psychomotricienne et je voudrais vous informer que les psychomotriciens ont comme patients ce type de pathologie à traiter et qu’ils ont former pour cela. il y a un bilan à leur disposition et des outils de rééducation. il faut les associer aux autres professionnels orthoptiste et orthophoniste. les jeux que vous citez sont employés pour aider ces patients par de nombreux collègues. Les patients sont envoyés chez l’ophtalmologiste pour l’étude du champ visuel et empam.
    pensez aux psychomotriciens. Merci

    • Dysmoi Dysmoi
      16 décembre 2013    

      Bonjour,

      Les psychomotriciens travaillent effectivement avec des patients touchés par un trouble neurovisuel. En première instance, c’est l’orthoptiste, spécialisé en neurovision qui doit être consulté. Ces fonctions spécifiques doivent être évaluées. Ce bilan doit être complet pour dresser un tableau précis.
      L’ophtalmologiste n’évalue pas ces fonctions et demande une prise en charge en orthoptie.
      Je vous invite à lire cette page, rédigée par Rodolphe Salliot, orthoptiste spécialisé en neurovision : http://www.troubleneurovisuel.com/pages/la-prise-en-charge-orthoptique.html
      L’orthophoniste comme le psychomotricien peuvent intervenir en complément de l’orthoptiste.

      Cordialement,

  10. Palais Palais
    17 décembre 2013    

    Bonjour, ma fille de 12 ans a un ICB de 138, un IRP de 111, IMT de 94 et IVT de 106 (test faits il y a moins de 2 ans). Je pense que la neuropsy qui lui a fait passer les tests n’a rien compris et que votre blog m’a permis enfin de la comprendre, elle est IEP avec une dysgraphie (diagnostic aussi fait par une graphothérapeute consultée il y a 2 semaines pour des problèmes de copie et d’apprentissage). Il se trouve qu’elle est amblyope de l’oeil gauche suite à un micro-strabisme. Suivie depuis toute petite par orthoptiste et ophtalmo, elle a récupéré sa vue de l’oeil gauche, mais elle ne “travaille qu’avec l’oeil droit” (au dire de l’orthoptiste). Simplement, je me demande si cette dernière qui la voit depuis 5 ans (suite à un déménagement) a fait tous les tests nécessaires. Faut-il donc que je la montre à un neuro-orthoptiste ? ou est-ce que son problème de copie n’est du qu’au fait de sa précocité ?
    Merci pour votre réponse,
    MEP

    • Dysmoi Dysmoi
      13 janvier 2014    

      Bonjour,

      La précocité “n’entraîne” pas de problème de copie.
      Peut être serait-il intéressant de lui faire passer un bilan neurovisuel afin d’avoir des informations complémentaires sur sa stratégie du regard ?
      Peut être serait-il également intéressant de se questionner sur sa qualité d’attention et de concentration, voire même de réaliser un bilan complémentaire dans ce sens afin de compléter les investigations…

      Cordialement,

      Valérie DUBAND

  11. 26 décembre 2013    

    Merci d’avoir pris la peine d’expliquer cette étape primordiale sur l’œil/la vision qui permet de s’introduire sur les troubles et les maladies des yeux.

  12. LEROY Chantal LEROY Chantal
    3 janvier 2014    

    Bonjour, je suis orthophoniste et j’aimerai connaître la norme de l’empan visuel selon l’âge ou la classe? Je viens de lire 3 pour un enfant en ce1 et 10 pour un adulte mais entre les deux? Merci

    • Dysmoi Dysmoi
      22 janvier 2014    

      Bonjour,

      Généralement, l’empan est de 3 lettres pour un lecteur débutant puis petit à petit, il va tendre vers 5 lettres. Ces 5 lettres seront normalement atteintes en fin de Cm1-Cm2. L’empan peut être plus étendue lorsque l’oeil est alors entraîné, autrement dit lorsque l’enfant est soumis à la lecture. Autrement dit, c’est la lecture qui va permettre de développer par la suite cet empan visuel.
      Avec 5 lettres, il est estimé que le champs lexical peut se mettre en place.
      Chez les enfants “dys”, lorsque l’empan visuel est de 5 lettres, généralement, on convient que c’est un “bon empan” et qu’il faut développer aussi d’autres stratégies pour l’aider.

      Cordialement,

      Valérie DUBAND

      • Dubard Dubard
        31 mars 2015    

        Bonjour,

        On parle de fixation et d’empan, mais quelle est la durée d’une fixation?
        J’ai vu sur internet des logiciels pour faire travailler cet empan.
        Autrement dit, il faut qu’il voit 5 lettres en combien de temps?

        Merci pour votre réponse

        • Dysmoi Dysmoi
          27 avril 2015    

          Pour lire, il faut avoir des saccades, des balayages et des fixations oculaires de bonne qualité. Nos yeux réalisent des gestes très rapides. Les saccades par exemple durent très peu de temps – 50 à 150 ms – et sont très très rapides (jusqu’à 800°/s) : elles sont d’ailleurs le mouvement le plus rapide que nous pouvons réaliser.

          Bonne journée

  13. Gaspetduc Gaspetduc
    11 mars 2014    

    Merci beaucoup pour votre article et commentaires qui aident à avancer efficacement et de mieux comprendre les troubles neurovisuels de notre enfant.
    Vous parlez d’orthoptistes spécialisés en neurovision. Où et comment pouvons nous avoir l’information? Nous habitons sur la métropole lilloise.
    Je précise que nous attendons un rendez vous avec un neuropediatre, mais vu les délais, nous ne pouvons attendre pour agir !
    Merci !

    • Dysmoi Dysmoi
      21 mars 2014    

      Merci de votre retour positif.
      Concernant les spécialistes en région lilloise, je ne peux vous répondre… je suis lyonnaise 😉
      Les associations de votre région pourront surement vous aiguiller.

      Bonne et belle journée.

      • Hélène Hélène
        26 janvier 2016    

        Bonjour, étant adulte et ayant un travail plutôt manuel actuellement, je souhaiterais savoir quels intérêts j’aurais à passer un bilan orthoptique, sachant que j’ai une difficulté à faire des mouvement d’yeux verticaux d’après mon test de QI, et donc à copier.Ne comptant pas reprendre d’études sur le court terme, j’ai du mal à voir l’intérêt (à part satisfaire ma curiosité) de dépenser du temps et de l’argent… Merci pour votre article

        PS : la police grise sur fond blanc ne facilite pas la lecture

        • Valérie DUBAND Valérie DUBAND
          1 février 2016    

          Bonjour Hélène,

          Si je comprends bien à la suite du passage de votre test du Qi, des troubles neurovisuels ont été suspectés. Seul, un bilan orthoptique permettra de confirmer ou infirmer des troubles éventuels. A l’âge adulte, ils peuvent induire une fatigabilité et puiser dans vos ressources attentionnelles. Il induit souvent des difficultés de lecture (lecture plus lente, saut de mot, gène à la lecture…) et des difficultés orthographiques qui peuvent demeurer également à l’âge adulte.

          Bonne et belle journée à vous.

  14. 30 juin 2014    

    […] Dys et troubles neurovisuels […]

  15. Azria Azria
    8 septembre 2014    

    Bonjour,
    je tiens tout d’abord à vous remercier car votre article est très intéressant et m’a beaucoup appris.
    Mon fils malvoyant à un colobome chorio rétinien est-ce que cette méthode peut lui être utile car lacune en lecture et écriture.
    Merci de votre rapide réponse.

    • Dysmoi Dysmoi
      8 septembre 2014    

      Bonjour Azria,

      Je ne connais pas la maladie qui affecte votre fils et je ne peux donc vous répondre. Je peux vous suggérer d’en parler avec le médecin qui le suit ou avec un orthoptiste.

      Bonne et belle journée… ensoleillée bien sûr 🙂

  16. francisco francisco
    8 décembre 2014    

    Bonjour

    Mon fils de 7 ans été diagnostiqué dyspraxique visu constructive et visu spatial ( par une psychomotricienne en CP ) et il est egallement suivi par une orthophoniste pour des problemes de lecture ( il est trop jeune pour recevoir un diagnostic de dyslexie mais c’est fort probable .. ) .
    Il a égallement été diagnostiqué comme TDAH par un neuropediatre et il doit prendre du Quasym.

    Le probleme dans ce genre de situation c’est qu’on se sent complement depassé car personne n’apporte une vision globale ..

  17. Lascaud Lascaud
    10 avril 2015    

    Bonjour,
    Tout d’abord, merci pour la qualité de vos explications, elles m’ont permis de mettre du sens sur la problématique de ma fille, âgée de 9 ans et scolarisée au ce2. Elle est EIP mais avec de grosses difficultés scolaires et personne ne nous a orientés vers des problèmes de troubles neurovisuels…. Je voudrais donc savoir jusqu’à quel âge il est possible de rééduquer ce dysfonctionnement.
    Merci pour votre réponse!

    • Dysmoi Dysmoi
      11 avril 2015    

      Bonjour,

      Merci de cette remontée positive, ce blog existe bien pour permettre aux parents de mieux comprendre la problématique de leur enfant.
      Pour répondre à votre question : grâce à la plasticité cérébrale, il n’y a pas d’âge pour rééduquer ;-).
      Bonne et belle journée.

      Valérie

  18. Felden Felden
    11 mai 2015    

    Bonjour, merci pour vos explications. Un ergo a diagnostiqué une dyspraxie visuo spatiale chez mon garçon de 8 ans en CM1. Il a un problème de graphisme et de soin, mais aucun problème en lecture et orthographe, bien au contraire.Son bilan orthoptique est ok, mais il a un tda. Or je lis partout que le troubles visuo spatiaux entraîne des difficultés de lecture et ce n’est pas son cas. Cela pourrait être autre chose qu’une dyspraxie visuo spatiale ?? Il fait actuellement un suivi ergo pour l’apprentissage du clavier.

    • Dysmoi Dysmoi
      8 juin 2015    

      Bonjour,

      Si le bilan orthoptique est bon. Si le bilan orthophonique est bon. Super !!
      Si son problème majeur est le graphisme, il est alors important de le soulager et le passage au clavier est alors une bonne option.

      Bonne et belle journée.

      Valérie

  19. 1 février 2016    

    Merci beaucoup pour cet article très complet !

  20. Caillau Caillau
    2 février 2016    

    Merci pour cet article très intéressant.

  21. sirvent vanessa sirvent vanessa
    21 juillet 2016    

    Merci pour cet excellent article bien clair

  22. la petite rose blanche la petite rose blanche
    21 juillet 2016    

    Mille mercis pour ces informations ! Je suis enseignante et de nombreux élèves sont confrontés à ces difficultés et pour lesquelles ‘il n’est pas toujours évident de trouver les bonnes solutions ni la possibilité d’orienter les parents vers les bonnes personnes. Merci beaucoup

  23. bendera vincent bendera vincent
    9 août 2016    

    Madame,
    votre article est d’une limpidité exemplaire !
    C’est clair précis et on comprend tout de suite…ce qui permet de comprendre les difficultés de mon enfant.
    Un grand merci
    Avez vous un lien du même type à recommander pour les enfants à haut potentiel (qui me semble être plus une malédiction qu’une benediction au fur et à mesure de mes lectures!!!)

  24. Iza Iza
    3 décembre 2016    

    Merci pour cet article très bien présenté.

  1. stephoune | Pearltrees on 25 mars 2013 at 13 h 59 min
  2. dyslexie | Pearltrees on 14 avril 2013 at 4 h 59 min
  3. diffs d'apprentissage | Pearltrees on 22 avril 2013 at 23 h 02 min
  4. Orthopedagogie | Pearltrees on 30 juin 2014 at 23 h 02 min

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Blog de Valérie DUBAND

Coach professionnelle
Spécialisée enfants et adolescents
Formatrice
Coordinatrice "dys" dans un collège lyonnais

ReadyS to exam

Atelier de préparation aux examens
Pour les 1ères/Terminales

Objectif : avoir des outils et des techniques afin de savoir s’organiser en vue d’un examen et de se sentir en confiance pour affirmer ses connaissances.

Cet atelier se décompose en 5 séances.
(samedis de 10h00 à 12h00 : 4 Février, 18 mars, 1 Avril, 6 Mai, 20 Mai 2017)

Comment mémoriser une leçon ?

Comment s’organiser pour réviser ?

Comment faire des liens entre documents et connaissances ?

Comment travailler un oral ?

Comment éviter le stress des examens ?

Comment éviter d’attendre le dernier moment ?

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Partage de recherche, de lecture, d'information, de conseils... concernant les handicaps invisibles : dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dysgraphie, dyscalculie, et Trouble Déficitaire d'Attention avec Hyperactivité (TDAH). Et les Enfants Intellectuellement Précoces (EIP, HP, APIE) qui peuvent également être touchés par un handicap invisible.

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