TDAH : comprendre l’origine neurobiologique

Pour comprendre pourquoi l’origine neurobiologique du TDAH est confirmée.

 

Depuis des années, le TDAH (Trouble Déficitaire d’Attention avec Hyperactivité) est très controversé. En effet, depuis des années des études sont réalisées mais aucune n’identifiait la cause première. On sait depuis longtemps qu’il a une origine neurologique. Le TDAH touche l’attention et la concentration et de manière plus globale, il affecte les fonctions exécutives.

 

Depuis les années 2000 subsiste une interrogation sur le lien entre résistance aux distracteurs visuels (interférence visuelle), contrôle oculomoteur et attention. En effet, un lien existe avec le contrôle oculomoteur et notamment le contrôle oculomoteur sous-cortical impliquant le colliculus supérieur[1].

 

Commander l’attention du regard.

Dans la boucle de ce questionnement : la possibilité de commander l’attention du regard ; autrement dit, comment les régions frontales peuvent-elles générer des programmes orientant l’attention et le regard. Rappelons que les régions frontales sont le siège des fonctions exécutives. Le colliculus supérieur aurait donc un rôle à jouer[2].

Attention et regard

 

Mise en avant le rôle du colliculus supérieur

Ce mois-ci, une étude « Defective response inhibition and collicular noradrenaline enrichment in mice with duplicated retinotopic map in the superior colliculus »[3]a été publiée montrant qu’une anomalie du colliculus supérieur induit une hyperstimulation visuelle et provoquant des problèmes de comportement identiques à ceux induit par le TDAH. Essayons ensemble de la décoder. Cette anomalie provoquerait également un excès de noradrénaline. La noradrénaline intervient dans la transmission de l’influx nerveux entre les cellules.

 

Cette étude met fin à la polémique des cause du TDAH en identifiant de plus près les origines neurologiques. Une anomalie du colliculus supérieur peut donc induire un problème d’inhibition de réponses, autrement dit faire voir trop de choses qui viennent distraire. C’est donc une clé des troubles Déficitaires de l’Attention. Elle ouvre également de nouvelles pistes à explorer sur le lien entre noradrénaline et colliculus supérieur.

 

 

Références :  

[1] Rissolatti et al, 1987 – Theeuwes et al, 1999 – Micheal et al, 2001 a et b

[2] Corbetta et Shulman, 2002 – Pierrot-Deseilligny et al, 2004

[3] Defective response inhibition and collicular noradrenaline enrichment in mice with duplicated retinotopic map in the superior colliculus – Mathis C, Savier E, Bott JB, Clesse D, Bevins N, Sage-Ciocca D, Geiger K, Gilet A, Laux-Biehlman A, Goumon Y, Lacaud A, Lelievre V, Kelche C, Cassel JC, Pfrieger FW and Reber M. (2014)

Neuropsychologie de l’attention visuelle – Collectif – Edition Solal

Le cerveau attentif – J.P Lachaux – Odile Jacob

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