Dyspraxie : la dyspraxie reste un handicap caché et méconnu.

La dyspraxie reste un handicap caché et méconnu

 

Leur association s’appelle Dyspraxique mais fantastique et génère une solide entraide entre les parents concernés. Ils se battent avec courage et obstination pour que le handicap de leurs enfants, à savoir la dyspraxie, soit enfin reconnu, pris en compte et secouru. Présents à Logonna-Quimec’h dimanche, pour un pique-nique familial, les membres de la section Finistère ont expliqué leurs galères et leurs espoirs. « La dyspraxie est une anomalie dans la planification et l’exécution des gestes volontaires. C’est désordonné, mal organisé et pas automatique. Cela entraîne un contrôle très fatigant. Les signes les plus courants, confie Anne Caraes, déléguée départementale, sont la maladresse motrice et graphique, médiocre et brouillonne ; le besoin d’aide pour s’habiller, se laver, des difficultés à manger propre ; le retard dans l’écriture ; le mal à s’organiser dans son travail et à utiliser règle, ciseaux gomme… Mais cet enfant est intelligent, curieux et beau parleur. Il apprend avec plaisir et efficacité. ».

 

Un handicap trop peu reconnu

 

Pour ces enfants et leurs parents, c’est une galère au départ, surtout à l’école. Ils sont frustrés, se rabaissent et sont estampillés de fainéants par méconnaissance du trouble. « L’Éducation nationale se refuse à mettre des moyens, en auxiliaire de vie, en formation des enseignants et en matériel, racontent désabusés les parents. On peut détecter le handicap en maternelle et s’organiser. Pour eux et leur avenir d’adulte, c’est un apprentissage long, semé d’embûches. Nous n’avons pas de réponses à nos courriers au gouvernement. C’est usant et compliqué, nous perdons un temps précieux. La discrimination et l’exclusion doivent cesser ». Établis en réseau, trente personnes pour le Finistère, les parents continuent avec force cette lutte pour être enfin écoutés et avoir un minimum de moyens scolaires. Car, ils le crient haut et fort : leurs enfants sont fantastiques !

 

Contacts : Anne Caraès (Quimper, mail : [email protected]) et Anne Pérennes (Pont-de-Buis, mail : [email protected]).

Ouest France, jeudi 12 mai 2011

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