Dyspraxie : Dyspraxique et centralien…c’est possible !

Beaucoup de parents s’interrogent sur l’avenir de leur enfant atteint de dyspraxie. Voici un article qui permet de dire que oui, les études sont possibles et qu’en plus, elles peuvent être brillantes.

 

La cerise sur le gâteau est que cette innovation permettra aussi aux personnes atteintes de Dyspraxie Visuo-Spatial (DVS) de pouvoir lire un plan correctement et donc de s’orienter plus facile.

 

Dans le même esprit, il y a quelques mois, j’ai eu l’appel téléphonique d’une maman dont la fille avait eu son bac avec mention et qui était actuellement dans l’une des meilleures classes prépa de Lyon (pour ne pas dire la meilleure !).

 

Ce ne sont surement pas les seuls. La pose du diagnostic a fait une grande avancée ces dernières années. C’est bien ce diagnostic de dyspraxie qui permet à tous ces enfants de pouvoir bénéficier d’aménagements afin qu’ils puissent suivre une scolarité et avoir accès à la possibilité de faire des études, s’ils en ont envie.

 

Pour les parents, ce genre d’articles remet du baume au cœur, de l’espoir même quelquefois et redonne (ou continue) l’énergie pour continuer le quotidien qui n’est pas toujours facile. Pour les enseignants aussi, il permet de comprendre et de voir par des exemples humains que « oui, c’est possible ».

 

 

Champions de l’accessibilité

 

Handicap : Les bonnes idées et les bonnes pratiques sont couronnées de succès.

 

Les vraies innovations naissent souvent d’idées toutes bêtes. Atteint de dyspraxie visuo-spatiale (perturbation des gestes), Christophe Bevilacqua est incapable de lire un plan. Ce Lillois a donc décidé de concevoir les siens pour ne pas être « à la merci des autres ». Depuis mai 2010, le centralien a installé son entreprise, Citytak, dans la ruche technologique de Hellemmes. Avec son associé, ils ont conçu, après quatre années de recherche, Cityplate : un système de plans qui permet à toute personne, avec un handicap ou non, de se diriger en ville ou dans un immeuble.

Déjà adoptées
Chaque plaque est fabriquée dans un plastique qui n’accroche pas la poussière. Elle intègre du braille et des lettres en relief pour les mal-voyants ou les non-voyants, des couleurs accessibles aux daltoniens, des pictogrammes pour les étrangers ou les illettrés… Le tout présentant l’aspect d’une carte tout à fait classique.
Et visiblement, ça marche : l’université de Lyon-III est le premier client équipé de Citytak. On pourrait aussi voir le Cityplate apparaître dans l’Hôtel du Département à Lille, pour lequel un audit a été fait. Enfin, du 21 au 25 mars, il sera présenté à Euratechnologies pour la Semaine de l’innovation. Avant cela, chaque internaute pourra élire son idée préférée sur www.semaine-innovation.com, jusqu’au 17 mars. A vos souris.

 

Publié le 14/03/2011, 20minutes.fr, écrit par Fanny Destombes.

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