Dossier sommeil : les conséquences du manque de sommeil

Les conséquences du manque de sommeil

 

Un manque de sommeil n’est pas sans conséquences. Il affecte en premier lieu notre humeur. Je pense que nous en avons tous fait l’expérience. Après une mauvaise nuit, nous sommes plus irritables. Nous nous mettons plus facilement en colère et sommes rapidement triste. Nous sommes plus émotifs[1]. Le manque de sommeil perturbe donc notre comportement.

Quand le manque de sommeil est récurrent, nous pouvons même être sujets à la dépression, au stress et aux angoisses.

 

Un retentissement sur la croissance

croissanceLes hormones de croissance sont délivrées la nuit pendant que les enfants dorment. De plus, c’est en position allongée que les jeunes grandissent. Il est donc important d’avoir un nombre d’heures de sommeil suffisant, allongé dans un lit. Un manque de sommeil régulier perturbe sa sécrétion et provoque des retentissements sur la croissance.

 

Perte de cellules dans le cerveau

Le cerveau des enfants et des adolescents est encore en pleine construction. Pour se développer correctement, il a besoin du sommeil ou plus exactement de la phase profonde du sommeil. Selon une étude de mars 2014[2], le manque de sommeil prolongé provoquerait la perte de neurones essentiels pour nos capacités cognitives.

 

Problèmes métaboliques

Selon une étude de 2013[3], un manque de sommeil sur 7 journées consécutives entraînerait déjà des perturbations dans la régulation du métabolisme :

–          Poids

–          Diabète

–          Processus inflammatoires

–          Diminution de l’immunité[4]

–          Problème cardio-vasculaire[5]

–          Vieillissement prématuré

 

Troubles cognitifs

Si nous perdons des neurones lorsque nous manquons régulièrement de sommeil, nos capacités cognitives s’en retrouvent altérées.

Ce manque de sommeil a donc des incidences directes sur notre capacité d’apprentissage :

Réactions modifiées et retardées :

Maladresse[6] et réflexes mais également en termes de raisonnement.

etudiantProblèmes de concentration :

Liés directement à un problème de vigilance, difficile alors d’écouter attentivement, de regarder une scène longtemps…

Problème de mémorisation

Problème affectant les fonctions exécutives :

Il devient alors difficile de planifier une tâche, de s’organiser correctement, de faire attention à ses erreurs, de s’autocorriger…. La difficulté est encore accrue si la situation est nouvelle.

 

Pour nos adolescents, les conséquences sont lourdes. En pleine période d’apprentissage, alors qu’ils ont besoin d’avoir des capacités cognitives très efficientes, le manque de sommeil les altère. Comment faire alors pour préserver ce sommeil ? Comment être dans des conditions qui favorisent l’accès au sommeil et sa qualité ? C’est ce que nous verrons la semaine prochaine.

 

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[1] les centres émotifs du cerveau étaient 60% plus réactifs selon une étude de l’Université de Berkeley car notre amydale devient « hyperactive ».

[2] Zhang, J., Zhu, Y., Zhan, G., Fenik, P., Panossian, L., Wang, MM, Reid, S., Lai, D., Davis, JG, Baur, le juge, Veasey, S . : éveil avancée: métaboliques compromis dans et dégénérescence des neurones du locus coeruleus J Neurosci 34 (12): 4418-4431, Mars 2014 

[3] Effects of insufficient sleep on circadian rhythmicity and expression amplitude of the human blood transcriptome – Carla S. Möller-Levet – , Simon N. Archer –  Giselda Bucca – Emma E. Laing, Ana Slak, Renata Kabiljo, June C. Y. Lo, Nayantara Santhi, Malcolm von Schantz, Colin P. Smith – and Derk-Jan Dijk

[4] Le manque de sommeil diminue le nombre d’anticorps et de cellules qui permettent de lutter contre les infections. Moins de sommeil = plus de maladies infectieuses.

[5] Etude de Francesco Cappuccio, Sommeil, Santé et Société ,Université de Warwick

[6] Selon une étude de Manchester Metropolitan University, le manque de sommeil rend plus maladroit de manière générale.

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